Jeudi 24 mars 2005 4 24 /03 /2005 00:00

A Caen ,Bashung a de nouveau démontré qu'il n'avait rien à envier aux grands rockers de l'Histoire .Un spectacle remanié avec seulement quatre musicos au lieu des sept habituels et une set-list que plus d'un fan a du fantasmer au moins une fois dans sa vie .Oui Monsieur Alain approche de la soixantaine ,mais ça ne l'empêche pas d'offrir une prestation digne des années 80 avec des brûlots comme Lavabo ,Scènes de Manager ,Pyromanes et le très suicidaire J'Envisage .Difficile de faire moins commercial ,mais les tubes ne sont pas en reste :Vertige de l'Amour ,Osez Joséphine et La Nuit Je Mens sont fidèles au poste ,mais quel plaisir de réentendre les standards du plus-que-culte Play Blessures écrit jadis avec Serge Gainsbourg. Donc un concert bien plus rock que sur les neuf premiers mois de la tournée ,absence des cordes oblige .Nostalgique Alcaline ,névrotique Samuell Hall ,apocalyptique final sur Martine Boude ,Bashung ose toujours plus car après nous avoir emmerveillé avec L'Apiculteur ,il ose le Nights in White Satin des Moody Blues ,seul avec sa guitare acoustique ,devant la lumière rouge des projecteurs qui sur le mur en briques de la nouvelle salle du Big Band Café ,évoque un enfer où on voudrait y passer le reste de l'éternité à écouter l'homme en noir...

- Publié dans : bashung.guillaume
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